Les différences entre les races – II

26/01/2012

Étant donné la complexité des sujets traités, et parce que je me dois d’être précis pour essayer d’éviter au maximum un manque de compréhension ou une mauvaise interprétation, ma réponse est devenue trop longue. Étant donné sa longueur, elle n’était plus adaptée au format de simple commentaire, mais nécessitait un article à part entière. Une fois la décision prise de faire un nouvel article, j’ai agrémenté cette réponse de nombreux autres points que je comptais faire depuis longtemps sur la question des races. En tant que tel, cet article est donc à la fois une réponse à certains commentaires faits dans cet article mais également un complément à celui-ci voir parfois une correction de certains éléments, apportant de nouvelles informations et de nouvelles idées.

Si je n’irai pas contester le fait qu’il existe des gens de mauvaise foi partout, ce que je n’ai d’ailleurs jamais fait, cela ne signifie absolument pas que l’ampleur de cette mauvaise foi (= décalage avec la réalité objective) et de la masse de conneries dites (= pur nombre de conneries dites sans le proportionner aux poids relatifs des deux populations ayant un avis différent) sont les même partout. En plus de cela, la propagande des bien-pensants est de loin la plus dangereuse pour une raison très simple (et je me vois forcé de me répéter), ils ont le monopole ou quasi-monopole de l’expression sur certains sujets, que ce soit à l’école ou dans les grands médias. Lorsqu’on a pas besoin de se justifier et qu’on peut se permettre de dire des conneries tout le temps sans rappel à l’ordre, on dira forcément beaucoup plus de conneries que ceux qui doivent marcher sur des œufs, faire attention à ce qu’ils disent en permanence, et justifier leurs assertions sous peine d’être traités de méchants racistes, misogynes etc. Les consensus ou quasi-consensus qui existent dans les sciences sociales, par exemple justement sur l’idée de race, mais également sur la négation des différences prénatales entre les sexes, sont d’excellentes illustrations de la puissance de ce type de dogmes ne reposant sur absolument aucune base scientifique et de la mainmise sur le débat qu’ont les idéologues bien-pensants. Ensuite, je rajouterai que si vous m’aviez bien lu, vous sauriez qu’avant le présent article je n’ai à aucun moment dit qu’il y avait moins de propagande du coté des mal-pensants que de celui des bien-pensants. Bien que je le dise maintenant, j’ai auparavant simplement expliqué, de manière pourtant claire, pourquoi je m’attaquais plus à l’un qu’à l’autre. Lorsqu’on dit que X = A, cela ne veut absolument pas dire qu’on pense forcément que Y est différent de A.

Tout cela n’empêche absolument pas d’essayer d’être le plus objectif possible et de se pencher sur les théories des deux camps. Je suis en revanche totalement en désaccord avec l’idée que toutes ces positions (car il y en a en fait nettement plus que deux) sur les questions de race contiennent forcément un fond de vérité. Cela est d’autant plus vrai que certaines de ces théories s’opposent complètement (donc si l’une est vérifiée, cela entraîne la fausseté totale de l’autre). Exemple : la théorie défendue par les bien-pensants exclu toute implication des gènes, aussi minime soit-elle, pour expliquer les différences de QI entre populations. Ma position, et celle défendue par de nombreux scientifiques (comme le montrent les enquêtes d’opinion réalisées pour ce livre), est simplement que toutes ces différences ne peuvent être expliquées seulement par l’environnement. Il y a ensuite des désagréments entre scientifiques quant à la part d’inné et d’acquis. De toute façon, comme je l’expliquerai dans un article à venir sur les différences entre les sexes, il est impossible de quantifier la part exacte de l’influence de l’environnement et de celle des gènes, les deux étant trop intimement liés. Tout au plus peut-on essayer de quantifier un certain niveau de corrélation dans la mesure de certains traits pour des personnes ayant des gènes plus ou moins différents mais vivant et ayant vécu dans un environnement relativement similaire. Pour en revenir au sujet, il ne peut y avoir un fond de vérité dans les deux positions décrites précédemment, puisque si l’on prend la position des bien-pensants, cela signifie que l’autre camp a totalement tort, et vice-versa. Soit on est sûrs que les gènes n’y sont pour rien, soit on pense qu’ils peuvent avoir une influence. Soit x = 0, soit x > 0.

Tous les arguments que j’ai lu ou entendu jusqu’à maintenant venant s’opposer à l’idée de l’origine partiellement génétique des différences de QI entre certaines populations ont été détruits par des scientifiques comme Rushton. Jamais ces arguments (tel celui de « l’effet d’expectation » décrit dans ce lien) n’ont réussi à prouver une origine purement environnementale aux différences de QI entre certaines populations.

Vous avez d’ailleurs fourni une tentative d’explication quant à la raison pour lesquelles vous analysiez ces deux liens comme présentant des positions relevant plus de l’idéologie que de la science, j’attends vos explications quant à ce lien, où les faits repris sont issus d’articles scientifiques publiés par Rushton dans lesquels celui-ci cite l’origine de ses données. Rushton a de nombreux détracteurs, mais cela n’est guère surprenant étant donné qu’il vient abattre un à un à les piliers du socle sur lequel repose les croyances des bien-pensants. Et j’insiste bien sur la notion de croyance. Les réactions des bien-pensants aux questions de race me rappellent fortement celles des créationnistes, et leurs tentatives désespérées d’apporter une caution prétendument scientifique à leurs croyances. Mais les portes sautent, une à une. Je suis rassuré de voir que la vérité est acceptée par des gens de plus en plus nombreux. Cette association de généticiens a écrit un court document traitant des différences entre les races. Celui-ci est habilement écrit. Le ton est très politiquement correct et tout est fait pour endormir et rassurer le Politburo. Les points les plus controversés sont abdiqués pour mieux mettre en valeur le fait qu’il existe une plus grande variété génétique entre des gens provenant de continents différents que de gens provenant du même continent. Cette variété a beau être minimisée dans ce texte, son existence même entraîne tout un tas d’implications. Notre connaissance de la génétique est si limitée actuellement que personne ne peut dire avec certitude ce que l’ampleur de ces différences génétiques explique. C’est la dernière barrière au refus de l’acceptation des races qui tombe, car l’autre argument avancé pour les nier est, comme on va le voir, facilement démontable.

Lorsque le mot race est appliqué à l’être humain, il évoque en fait une classification en différents sous-groupes. Plutôt que de parler de race, qui est un terme trop imprécis, avec trop de définitions différentes et qui est trop chargé politiquement, je vais ici m’intéresser à la question de savoir si l’humanité peut être séparée en différentes sous-espèces. L’argument avancé pour refuser l’application de la notion de sous-espèce à l’être humain, c’est celui de la continuité, c’est-à-dire le fait qu’il est impossible dans de nombreux cas de réaliser une classification discrète des races humaines. Cet argument a du sens, et je le décrivais d’ailleurs déjà dans mon premier article sur les races. Mais voilà, on est là exactement dans le type de discussions sémantiques sur les systèmes de classification arbitraires que j’abordais à la fin de ce même premier article. Ces discussions ne sont d’ailleurs pas inintéressantes. Mais ce qui importe le plus c’est plutôt de savoir s’il y a des différences génétiques entre deux populations humaines dont le plus proche ancêtre commun est vieux de plusieurs dizaines de milliers d’années (comme c’est probablement le cas, par exemple, entre les inuits et les pygmées). Et les comparaisons qui sont faites entre les génomes d’humains provenant d’endroits différents (les méthodologies sont décrites dans cet article) nous prouvent que c’est le cas. Qu’il y ait un continuum de population ayant des niveaux de différences génétiques intermédiaires entre inuits et pygmées ne change rien à cela. Si un inuit et un pygmée n’ont pas plus de lien génétique entre eux que si des populations intermédiaires n’existaient pas, on peut se demander pourquoi l’existence de ces populations intermédiaires aurait un quelconque impact sur le fait de classifier inuits et pygmées en deux sous-espèces différentes.

Et l’idée même de continuum absolu selon laquelle de tous temps, toutes les populations humaines auraient été liées entre elles est remise en cause par les faits. Il a été démontré par la génétique que le plus proche ancêtre commun entre les aborigènes d’Australie et les habitants d’Asie du sud-est (qui leur sont les plus proches géographiquement) est antérieur de vingt-quatre mille ans à l’ancêtre commun le plus proche à la fois des populations d’Asie et de celles d’Europe, et remonte à plus de soixante-deux mille ans. Toutes les populations humaines ne se sont donc pas croisées de tous temps. Les barrières naturelles, telles les déserts, les grandes étendues d’eau, les montagnes ou tout simplement les grandes distances, ont fortement limité, voir parfois totalement bloqué, les croisements entre populations. D’ailleurs, si ce n’était pas le cas, il y aurait autant de gens à la peau très foncée en Eurasie qu’en Afrique, et autant de blonds et de roux en Afrique qu’en Europe. C’est bien cet isolement, parfois partiel ou parfois total, qui a aboutit à la création de traits distincts, ou à une répartition différentes de certains traits, dans chaque population. Et comme la théorie de l’évolution le prévoit (quel hasard), il se trouve que les plus grandes différences génétiques entre populations se trouvent chez celles dont les ancêtres communs sont les plus lointains.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que si l’on parlait d’autres animaux que l’Homme, la séparation de l’espèce humaine en différentes sous-espèces aurait probablement été faite depuis longtemps. La comparaison avec le tigre est ici appropriée. En laissant de coté le tigre de Sibérie, séparé plus nettement et depuis plus longtemps de ses congénères que les autres sous-espèces contemporaines de tigres, on observe la même progression dans la forme de certains traits physiques au fur et à mesure que l’on part du sud-est de la Russie pour aller vers l’ouest de l’Inde ou vers l’Indonésie. La plupart des sous-espèces de tigres vivent aujourd’hui dans des environnements séparés et n’ont pas ou peu de contacts entre elles. Mais ceci est un phénomène très récent dont la cause est l’expansion humaine. Il y a encore un siècle, ces sous-espèces formaient un continuum similaire à celui que l’on observe chez les êtres humains en Eurasie. Mais pour des raisons politiques, et aussi à cause de notre anthropocentrisme, dans un exemple parfait d’hérésie scientifique, l’être humain n’est pas soumis aux mêmes standards que les autres animaux. L’exemple des aborigènes d’Australie en est une des caractérisations les plus flagrantes. Car même en mettant de côté l’exemple des tigres, les aborigènes nous apportent la preuve que l’excuse du continuum n’est rien d’autre qu’un artifice. Si ce n’en était pas un, l’espèce humaine aurait déjà été classifiée de manière officielle en au moins deux sous-espèces différentes.

Les autres points que je souhaitais aborder l’ayant été, je vais maintenant en venir aux critiques faites à l’ouvrage de Lynn et de Vanhannen. Tout d’abord, il est intéressant de noter la raison pour laquelle j’ai mis en lien la carte : démontrer que ce ne sont pas les pays à majorité blanche qui ont les QI moyens les plus élevés. A aucun moment je ne fais référence aux pays africains. Et aucun universitaire (à ma connaissance) n’a critiqué les résultats obtenus par Lynn et Vanhannen pour les pays de l’est de l’Asie. Ensuite, même les critiques de Lynn et de Vanhannen s’accordent pour dire que la moyenne des QI moyens des habitants des pays d’Afrique subsaharienne n’est pas supérieure à 80. Dans les faits, donc, même une estimation haute ne change rien à l’analyse des deux chercheurs (démontrant un lien entre QI national et richesse nationale), qui reste toujours valide. Tout le débat se fait autour de la recherche de la cause de ces inégalités de QI, leur réalité n’est plus débattue par grand monde aujourd’hui.

Je passerai sur le commentaire concernant le non aval des données récoltées par Lynn et Vanhannen par un comité scientifique impartial. Ce n’est pas la manière dont fonctionnent les sciences. Les données ne sont pas soumises à un comité d’expert impartial a priori, avant leur analyse. Les choses se passent comme elles se sont passées dans le cas présent : les scientifiques doivent trouver quelqu’un pour les publier. Ce sont ces personnes ou organismes qui les publient qui effectuent une première étude des données et de l’analyse qui va avec, puis qui décident de publier ou non. Cela fonctionne plus ou moins étant donné qu’un journal ou une maison d’édition pour universitaires vont vite perdre leur crédibilité s’ils publient n’importe quoi (d’où le principe de peer-review). Ensuite, une fois l’article ou le livre publié, n’importe qui est libre de le lire et de le critiquer. Lorsqu’ils sentent que c’est nécessaire, d’autres scientifiques n’hésitent pas à le faire, ou à l’inverse, à apporter leur soutien. Sauf, malheureusement, dans les cas où apporter son soutien peut remettre en cause la carrière du scientifique qui souhaiterait le faire. Et étant donné le climat de politiquement correct qui règne dans les universités dans le monde occidental, je suis en fait agréablement surpris du courage et de l’intégrité de nombreux chercheurs, qui envers et contre tout continuent à défendre cet idéal qu’est la recherche de la vérité.

Les choses ont donc fonctionné de manière normale ici. Et les données de Lynn et Vanhannen ont été reprises par de nombreux autres chercheurs tel que dans cette étude, celle-ci, celle-ci, celle-ci ou encore celle-là. Si les données de Lynn et Vanhannen sont remises en cause, ce n’est donc que par certains chercheurs, seulement à propos de l’Afrique subsaharienne, et jamais pour plus de dix points concernant le QI moyen des habitants de cette partie du continent africain.

On en arrive donc à la situation où même s’il s’avérait que le QI moyen de la guinée équatoriale était plus haut que le nombre obtenu par la méthode de Lynn et Vanhannen le laisse penser (et les suppositions que vous faites quant à l’effet qu’un bas QI aurait sur les équato-guinéens ne le prouve absolument pas, comme je vais le démontrer par A+B) , cela n’aurait pas d’implication globale sur les théories qu’ils défendent et n’aurait qu’un effet négligeable sur le QI moyen des subsahariens. Cela tient à deux raisons.

La première est qu’il y a une grande diversité en Afrique. On sait de l’étude des juifs ashkénazes que ceux-ci ont un QI moyen différent (supérieur) de celui du reste de la population européenne. Une des raisons probables en est leur isolement génétique, le fait qu’ils proviennent de mêmes ancêtres qui avaient probablement une intelligence supérieure et qui ne se sont pas ou peu reproduits en dehors de leur communauté. Ainsi, donc, certaines populations relativement isolées peuvent rapidement dévier, dans un sens comme dans l’autre, en terme de niveaux d’intelligence moyen. Je ne dis pas que c’est le cas des équato-guinéens, mais que c’est une possibilité, quelque chose qui peut avoir une influence, aussi minime soit-elle.

La seconde raison tient à la manière dont les données ont été rassemblées. Lynn et Vanhannen sont très clairs quant à la méthode qu’ils ont utilisé, et citent toutes leurs sources. Cette méthode est critiquée par Lynn et Vanhannen eux-mêmes quant à sa précision dans la détermination du QI de certains pays. Mais là n’est pas leur but, et encore faudrait-il avoir lu leur livre pour les critiquer, plutôt que de parler de défiance du bon sens ou de cliché lorsqu’on a aucune idée de quoi on parle. Leur but est tout simplement d’avoir une idée, aussi imprécise soit-elle, du QI moyen de différentes zones géographiques. C’est la raison pour laquelle ils expliquent, encore une fois sans faire de mystères, qu’ils ont mis pour QI moyen dans les pays pour lesquels ils n’avaient pas de données, la moyenne du QI des pays qui leur sont frontaliers. Les deux chercheurs connaissent les limites d’une telle méthode mais soulignent la relative homogénéité des données à leur disposition dans chaque zone géographique, qu’on parle des pays occidentaux, des pays d’Asie de l’est, du moyen-orient ou de l’Afrique subsaharienne. Prouver, donc, qu’une étude parmi celles utilisées par Lynn et Vanhannen n’est pas bonne, n’a pas été correctement faite, ou que ses résultats sont mal utilisés, ne suffirait absolument pas à remettre en cause leurs données. C’est une partie significative de la trentaine d’études utilisées pour l’Afrique noire qu’il faudrait remettre en cause pour commencer à pouvoir remettre en cause les chiffres de Lynn et Vanhannen. Ce qu’ont fait d’autres universitaires, c’est apporter les résultats d’autres études pour essayer de rapporter le QI moyen des subsahariens à la hausse, mais même eux ne prétendent pas que le QI moyen des pays d’Afrique subsaharienne serait, je le répète, supérieur à 80. La carte que j’ai fourni dans ce lien est donc extrêmement utile en ce qu’elle fournit une approximation des différences entre QI mesurés dans le monde entier, et en particulier des tendances par zone géographique dans ces différences (ce qui est son intérêt principal). Ceci ne prouve évidemment pas que ces différences de QI ont une origine autre que purement culturelle.

Une autre chose intéressante, et qui vient apporter du crédit aux chiffres de Lynn et Vanhannen, est que, encore une fois comme par hasard, la même hiérarchie des QI moyens entre populations existe aux états-unis entre les populations provenant des zones dont le QI des habitants ont été rapportés par Lynn et Vanhannen. Parler, donc, de manque de sérieux dans les données de Lynn et Vanhannen alors que tout vient prouver le contraire n’est, en soi, pas très sérieux.

Venons-en maintenant au cas particulier de la guinée équatoriale. Vous avancez un argument pour remettre en cause les mesures de ce QI qui ont été faites. Je ne soutiendrai absolument pas que le QI des équato-guinéens est réellement de 59 (et en lisant Lynn et Vanhannen, on sait qu’il en est de même pour eux). En revanche, je vais me faire l’avocat du diable en démontrant que l’argument que vous avancez ne prouve absolument pas que ce chiffre est faux. Déjà, on parle de mesure, cela signifie que c’est la capacité des équato-guinéens à se mesurer aux manières de réfléchir qui sont calculées par le QI qui est mesuré, rien d’autre (c’est évidemment le cas aussi pour tous les autres pays). Cela n’est donc absolument pas suffisant pour dire que les équato-guinéens, je cite, « n’ont pour seul préoccupation que de se rouler par terre, en jouant aux billes ou à la marelle. » Dire cela, c’est partir du présupposé infondé et absolument pas prouvé scientifiquement que l’effet d’un bas QI serait le même pour toutes les populations.

De même, bien que le QI ait été développé sur des populations occidentales pour correspondre à une courbe de Gauss avec une loi normale et un écart-type de 15, cela ne signifie absolument pas qu’on trouvera forcément le même écart-type dans d’autres populations. Je ne sais d’ailleurs pas ce qu’il en est à ce sujet, et je suis intéressé par des études s’intéressant à la question. On sait, par exemple, qu’il y a une différence entre hommes et femmes, chacun des deux sexes ayant un écart-type différent.

En conclusion, je veux ajouter que je me focalise sur le QI simplement parce que c’est une mesure intéressante, qui est corrélée à de nombreux autres facteurs. Mais c’est une mesure qui n’est utile pour les différences entre groupes que lorsqu’on souhaite faire des généralités. Je ne défends certainement pas la notion d’un déterminisme absolu en fonction du QI. Même au sein d’une même population, il existe des personnes avec des QI moyens voir bas qui ont une vie plus réussie que des personnes avec des QI élevés, et qui font de grandes choses. Lorsqu’on dit qu’il y a une corrélation assez forte entre avoir un QI élevé et, pour prendre un exemple fourni dans The Bell Curve, avoir un salaire élevé même après avoir pris en compte le milieu d’origine, on ne dit rien d’autre. Cela ne signifie absolument pas que tous les pauvres ont des bas QI ou que tous les riches ont des QI élevés.

2 Responses to “Les différences entre les races – II”

  1. Aymard Says:

    Tout d’abord je vous remercie de l’honneur que vous me faites en me consacrant un article.
    ” Si vous m’aviez bien lu, vous sauriez qu’avant le présent article je n’ai à aucun moment dit qu’il y avait moins de propagande du coté des mal-pensants que de celui des bien-pensants”. Je ne vous ai jamais prêté de tels propos. Je tenais juste à souligner cela pour mettre en évidence le fait que la vérité se situe sans doute entre la bien-pensance et la mal-pensance et qu’il était alors nécessaire comme vous semblez le dire vous même dans ce présent article de ce pencher sur toutes les théories sans en rejeter une a priori. Il en est de même de mon allusion sur le fond de vérité. Je parlais des idéologies bien-pensantes et mal-pensantes dans leur globalité et pas forcément sur ce point de la race.

    J’ai trouvé votre article fort intéressant quoi que je ne sois pas en accord, contrairement au premier article, avec une majorité de vos propos. Vu qu’il serait extrêmement long de vous répondre sur tout et que je n’ai point la possibilité de faire un article pour cela (je plaisante) je me contenterai de répondre sur ce qui concerne les QI et donc de poursuivre le fil de notre discussion.
    Vous dites “Prouver, donc, qu’une étude parmi celles utilisées par Lynn et Vanhannen n’est pas bonne, n’a pas été correctement faite, ou que ses résultats sont mal utilisés, ne suffirait absolument pas à remettre en cause leurs données”. Et je suis parfaitement d’accord avec cela. C’est pourquoi je m’attaque directement à leurs donnés en faisant fi d’abord de la façon dont ils ont été collectés.
    En faite tout votre argumentaire ne repose que sur une seule base: qu’il est “infondé et absolument pas prouvé scientifiquement que l’effet d’un bas QI serait le même pour toutes les populations.”. Je le reconnais d’ailleurs bien volontiers, ce n’est absolument pas prouvé car cela relève d’un axiome, donc difficile à démontrer. Mais si vous reconnaissez que
    1- le QI est une mesure de la capacité cognitive d’un individu, alors elle n’a de sens que si deux individu ayant un même QI ont les même capacités cognitives (logique si non le QI mesurerait autre chose).
    2- Or les capacités cognitives sont en rapport directe avec le comportement et la maturité, d’où le rapport QI- âge mental (un QI de 50 = un âge mental d’un européen de 6ans) . Bref si un adulte européen à un QI de 50 il a les mêmes capacités cognitives qu’un enfant européen de 6ans.
    Vous êtes obligé de reconnaitre que si avec un QI de 50 un européen a un âge mental (donc les capacités intellectuels) de 6ans alors un Africain avec un QI de 50 a un âge mental d’un enfant (européen) de 6ans (d’où les billes, la marelle). Si jamais cela était faux et que pour un QI de 50 un Africain avait les capacités cognitives d’un enfant (européen) de 12 ans cela impliquerait que pour le même QI un Africain et un Européen aurait des capacités cognitives différentes ce qui serait absurde à moins que les testes QI soit faux car comme vous le dites influencés par la culture. Peut-être mais vous avez déjà démontrez le contraire dans l’article précédent.
    La déficience mentale (l’encéphalopathie) n’est pas une conséquence d’un bas QI, le QI ne fait que la mesurer. Un Africain avec un QI de 55 est aussi déficient qu’un européen ayant le même QI . Ils peuvent donc, ou ne peuvent pas, faire les mêmes choses. De tels individus n’ont pas la capacité cognitive de faire des ne fut-ce que des additions de nombres à 3 chiffres.. Il est fort probable que vous n’ayez jamais vu un tel niveau de débilité (dans le sens médical) car de tels individus représentent 0.135% de la population française. Si jamais les donnés de Lynn sont vérifier ils correspondraient à 40% des équato-guinéens, (sans oublié les 1,99% en état d’encéphalopathies sévère contrairement à moins de 1 sur 100000. Il faudra que l’on m’explique alors comment font-ils pour utiliser le f CFA . Quant à ceux qui réévaluent les donnés de Lynn en ne dépassant pas 80, ils ne font nullement parti de ses détracteurs, ils ont juste compris que les chiffres de Lynn(même pour un QI =70) étaient trop gros pour être acceptés par toute personne connaissant le sens sémiologique des différentes valeurs du QI, maitrisant les bases de la statistiques, et ayant déjà voyager en Afrique ou connaissant quelques africains. Rushton en est un exemple car il réévalue le QI des subsahariens à 70-75 (au lieu de 59-69), mais il est en aucun cas un détracteur de Lynn.
    Vous avez également raison sur l’écart-type, mais toute modification de l’écart-type rendrait encore plus improbable les donnés de Lynn et Vanhannen. Ainsi, plus l’écart-type serait élevé, plus le nombre d’équato-guinéens ayant un QI « normale » augmenterait, mais plus le nombre d’équato-guinéens extrêmement déficients et intellectuellement incapables de parler augmenterait (1,99% pour un écart-type de 15 contre 8,7% pour un écart-type de 25). Plus il sera faible, et plus le nombre d’équato-guinéens incapables de parler baisserait, mais plus le nombre d’équato- guinéens capables d’avoir un niveau de classe de 4ème (QI>70) même accompagné, baissera (23,26% pour un écart-type de 15 contre 2,269% pour un écart-type de 5).

    En ce qui concerne la méthode scientifique je me permets d’insister. Tous travaux scientifiques doivent passer devant un comité scientifique impartial, avant d’être accrédité. L’auteur à donc deux possibilité, soit il fait publier ses travaux dans un journal scientifique doté des moyens de réunir un comité scientifique impartial dit comité de lecture, soit dans certains domaines il réunit un congrès scientifique avec un comité impartiale charger de l’analyse de ses travaux. Toutes les revues scientifiques ne sont pas doter d’un comité de lecture. Uniquement celles en ayant un peuvent fournir une accréditation scientifique. Or les travaux concernant le Global Bell Curv tout comme le Bell Curv n’ont jamais été soumis à un comité scientifique impartial, ni par le biais d’une revue à comité de lecture, ni par le biais d’un congrès (je crois qu’il en est de même pour les travaux de Rushton). Ils ont été publiés ,en ce qui concerne The Bell Curv, dans une rubrique scientifique d’un journal d’information …sa n’a pas une très grande valeur scientifique (quelques soit le nombre d’auteurs ayant cosigné).
    Si jamais je me trompe, je me ferais un grand plaisir de recevoir vos corrections.
    Ci-dessous sont les liens que j’ai tenté vainement à maintes reprises de vous envoyer lors de l’article précédent.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Quotient_intellectuel
    http://www.chups.jussieu.fr/polysPSM/psychomot/semioRENAULT/POLY.Chp.3.html
    http://www.univ-nancy2.fr/VIDEOSCOP/DL7/lecon2/lecon2b.htm
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Publication_scientifique

  2. Lumpa Says:

    “Et je suis parfaitement d’accord avec cela. C’est pourquoi je m’attaque directement à leurs donnés en faisant fi d’abord de la façon dont ils ont été collectés.”

    C’est bien là le problème. Comme je l’ai pourtant écrit, les données de Lynn et Vanhannen ne sont intéressantes que si on prend l’Afrique subsaharienne dans son ensemble. Avec une trentaine d’études pour un continent comptant une multitude de petits pays, il est évident qu’une parmi celles-ci risquera de se refléter entièrement sur un pays, dont le QI pourra sembler ne pas correspondre à la réalité. C’est pour cela que parler d’un seul pays plutôt que d’une seule étude ne présente pas plus d’intérêt et ne prouve rien de plus. Et c’est pour cette raison que j’ai affirmé la nécessité de parler de l’Afrique subsaharienne dans son ensemble. Dire, donc, que ces données sont mauvaises sans savoir à quoi elles correspondent ni dans quel contexte elles ont été utilisées est au mieux maladroit. Votre insistance à vouloir parler de ce point de donnée en particulier, alors que celui-ci sortit de son contexte ne signifie rien (ce que j’ai expliqué clairement dans l’article, et ce que font également Lynn et Vanhannen), montre l’énorme manque de rigueur dans votre démarche.

    Vous dites que mon argumentaire tout entier ne reposerait que sur le fait qu’il n’est pas prouvé que l’effet d’un bas QI serait le même sur toutes les populations. Or cela n’est qu’un pan de mon argumentation. J’ai bien insisté, par exemple, sur le fait que le QI n’était qu’une mesure. Et j’ai justement bien précisé que ce n’étaient pas forcément les capacités cognitives globales d’un individu qui étaient mesurées par le QI.

    “le QI est une mesure de la capacité cognitive d’un individu, alors elle n’a de sens que si deux individu ayant un même QI ont les même capacités cognitives (logique si non le QI mesurerait autre chose)”

    Mais le fait est qu’il n’est absolument pas prouvé que le QI soit une mesure fiable de la capacité cognitive globale d’un individu. Le QI n’est qu’une tentative d’estimation de cette capacité cognitive. Des travaux comme ceux présentés dans The Bell Curve montrent l’efficacité de cette mesure lorsqu’elle sert à prédire certains comportements. On peut conclure de cela que le QI est une mesure plutôt efficace pour mesurer certains traits. Cela ne signifie absolument pas que c’est une mesure capable de prendre en compte l’ensemble des capacités cognitives humaines et d’identifier toutes les manières différentes d’effectuer un même raisonnement. Enfin, le biais culturel présent à divers degrés suivant les formes prises par les tests de QI ajoute un nouveau niveau d’imprécision (on pourrait parler de « bruit ») à cette mesure. C’est parce que je suis au courant de ce défaut des tests de QI que j’ai exprimé mon accord lorsqu’une autre personne évoquait l’influence des biais culturels dans le calcul du QI de certaines populations dans un article précèdent. Je n’ai d’ailleurs absolument pas prouvé que le QI n’était pas influencé par la culture d’origine. J’ai simplement démontré que ce n’étaient pas forcément les occidentaux qui étaient les plus avantagés. En gros, comme je l’ai déjà dit plusieurs fois ici, je considère le QI comme une mesure utile, qui reste aujourd’hui l’outil le plus efficace pour mesurer les capacités cognitives, mais qui a ses limites.

    Ce que vous ne prenez pas en compte non-plus, c’est que le QI n’est qu’une moyenne de mesures effectuées pour essayer de mesurer divers types d’intelligence (spatiale, logique etc.). Du coup, à QI égal, deux personnes différentes pourront avoir des capacités cognitives différentes. Que vous pensiez logique le fait que cela soit impossible montre votre méconnaissance de ce qu’est le QI.

    Votre deuxième point tombe à l’eau également. Je vais encore devoir me répéter. Qu’un Africain ait le même QI qu’un enfant de 6, 8 ou 10 ans ne signifiera absolument pas qu’il aura les mêmes capacités que celui-ci, qu’ils ne pourront faire que les mêmes choses ou qu’ils seront aussi déficients mentalement. Encore une fois : biais culturel, QI qui ne mesure pas forcément tous les types d’intelligence ainsi que toutes les manières d’effectuer le même raisonnement ou d’arriver à la même conclusion, et à cela on peut ajouter l’habitude plus ou moins grande d’être soumis à certains types de tests ou l’habitude d’effectuer certains types de raisonnements (ces deux derniers points pourraient d’ailleurs être considérés comme faisant parti du biais culturel). Je ne suis donc absolument pas obligé de reconnaître quoi que ce soit dans votre raisonnement qui part de présupposés que je ne fais pas.

    Je précise tout de même une nouvelle fois que je ne considère pas que le QI de la guinée équatoriale soit forcement aussi bas. Je tiens simplement à souligner le fait que votre argumentation est insuffisante pour prouver quoi que ce soit à ce sujet.

    “Quant à ceux qui réévaluent les donnés de Lynn en ne dépassant pas 80, ils ne font nullement parti de ses détracteurs, ils ont juste compris que les chiffres de Lynn(même pour un QI =70) étaient trop gros pour être acceptés par toute personne connaissant le sens sémiologique des différentes valeurs du QI, maitrisant les bases de la statistiques, et ayant déjà voyager en Afrique ou connaissant quelques africains.”

    Vous dites que ceux qui réévaluent les données de Lynn et Vanhanen ne sont pas leurs détracteurs. C’est tout simplement faux. Je ne faisais pas référence à Rushton (je ne sais pas d’où vous tenez cette idée) mais à d’autres chercheurs.
    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160289609001470
    Au lieu, donc, de faire de telles déclarations péremptoires, il serait bon de se documenter un peu. La deuxième partie de votre phrase est carrément insultante. Tenir ce genre de propos sans avoir lu le livre de Lynn et Vanhannen, alors que ceux-ci consacrent justement une bonne partie de leur ouvrage à expliquer leur méthodologie et la signification des résultats obtenus pour éviter ce genre de jugements à l’emporte-pièce, discrédite votre approche prétendument rationnelle.

    Passons maintenant au dernier morceau : la méthode scientifique. Vous pouvez vous permettre d’insister tant que vous voulez, vous n’en avez pas moins tort. Je travaille dans la recherche (mais aux États-Unis, pas en France), et vu ce que vous dites, ce n’est manifestement pas votre cas. Je considère néanmoins que l’argument d’autorité ne suffit pas, particulièrement dans le monde anonyme d’Internet. Je vais donc devoir me livrer à certaines corrections de vos dires et à une précisions des miens.

    Tout d’abord, vous prenez comme source Wikipédia. Ce n’est pas un problème en soi mais l’article en question ne cite aucune source et apporte des informations contraires aux versions allemandes ou anglaises de Wikipedia. Ensuite, vous parlez d’accréditation scientifique, ce qui est un concept qui n’existe tout simplement pas dans la reconnaissance ou non du caractère scientifique d’une publication. Je le répète, le procédé de peer-review n’est là que pour assurer qu’un document correspond bien aux critères définis par une publication scientifique. L’approbation d’un article devant un comité de lecture n’est absolument pas une preuve absolue que le travail en question est, ou n’est pas, scientifique. C’est, au mieux, une reconnaissance, par les membres de sa profession, de la qualité de son travail. Suivant la réputation du journal dans lequel un travail est publié, celui-ci aura plus ou moins d’écho dans la communauté scientifique, sera pris plus ou moins sérieusement, et aura plus ou moins de chances d’être cité ailleurs. Des classements, tels que ceux établis par le CNRS en France, ou plus globalement celui de Cabell Publishing, permettent aux scientifiques de connaître rapidement la qualité d’une revue. Ces différences entre publications font que certains articles seront acceptés par certaines revues et refusés par d’autres, plus sélectives. Ceci est bien la preuve que le passage devant un comité de lecture est tout sauf une évaluation absolue du caractère scientifique d’une étude, d’une thèse ou de tout autre travail scientifique.

    Ensuite, comme je l’ai expliqué dans mon article (mais c’est apparemment tombé dans l’oreille d’un sourd), l’évaluation d’un document de nature scientifique peut se faire après publication. Cette critique a-posteriori est exactement ce qui est arrivé dans le cas du livre de Lynn et Vanhannen évoqué ici, ou dans le cas de The Bell Curve. Et comme c’est le cas très souvent dans les sciences, ces travaux ont été appuyés par certains des pairs des auteurs et rejetés par d’autres. Il n’existe pas un genre de sceau appelé « accréditation scientifique » ayant pour effet de rendre quelque chose magiquement scientifique ou non. Malheureusement, il est bien plus difficile que ça de déterminer le caractère scientifique ou non d’un travail. Il existe plusieurs définitions de ce qui est scientifique ou de ce qu’est la méthode scientifique, et déterminer ce qui correspond bien à l’un ou à l’autre est malheureusement relativement subjectif. Je le répète, les données utilisées par les chercheurs dans leurs études ne sont pas soumises à un comité a priori, avant d’être étudiées. C’est simplement avant publication dans une revue qu’un comité étudiera ces données en même temps que l’analyse qui ira avec et qui constituera la grande partie de l’article.

    Quant à Rushton, encore une fois vous faites allusion à des choses que vous ignorez en fait totalement puisqu’il a été publié dans des revues à comité de lecture pour des articles pourtant controversés.
    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0092656687900389
    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0191886988901353

    Pour finir, deux dernières petites notes : The Bell Curve n’a pas été publié dans la rubrique scientifique d’un journal d’informations. Je ne sais pas où vous êtes allés chercher cela mais encore une fois vous manquez énormément de rigueur. Il s’agit d’un livre à part entière, publié indépendamment, et que j’ai eu le plaisir de lire il y a de cela quelques années. Et je ne vois pas bien pourquoi vous évoquez The Global Bell Curve alors que je n’ai jamais mentionné ce livre.


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